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vendredi 7 juin 2013

Des nouvelles du Mexique

 
Voyageons un peu et partons pour le Mexique !
 
Des nouvelles du Mexique est, comme son nom l'indique, un recueil de nouvelles d'auteurs mexicains. J'ai beaucoup aimé le fait que chaque nouvelle soit précédée d'une présentation de son auteur car mes connaissances en littérature mexicaine sont nulles ! J'ai ainsi pu découvrir par exemple Antonio Sarabia, auteur important de la littérature ibéro-américaine qui s'intéresse aux sujets historiques et qui aime revisiter les mythes. De ce point de vue, l'édition est donc particulièrement bien faite.
En revanche, un élément a totalement gâché ma lecture, il s'agit de la traduction. Je ne connais pas un mot d'espagnol et je ne connais pas non plus le style des auteurs mais, j'exagère à peine, certaines phrases me donnaient l'impression d'avoir été traduites par la traduction Google, l'emploi des temps m'a parfois choquée : on passe du présent au passé composé puis au passé simple sans raison.

Quand aux histoires, elles sont extrêmement variées, j'ai par exemple assez bien aimé celle d'Antonio Sarabia intitulé : La Mousse sur la pierre. Le narrateur a dix-sept ans, tous ses amis sont "casés" mais pas lui. Il s'invente alors une petite amie : "Maria Inès", il élabore un stratagème complexe pour que tout le monde croie à l'existence de la jeune fille, tout va bien fonctionner jusqu'au jour où...
Ce qui m'a déçue dans ces nouvelles mexicaines est qu'elles se terminent souvent brutalement, un peu en queue de poisson. Quand je lis des nouvelles, j'attends une chute (je pense par exemple aux nouvelles d'Eric Emmanuel Schmitt, ou à Pauvre petit garçon de Buzzati...), mais dans ces textes, la notion de "chute" n'est pas présente, j'ai été un peu déstabilisée à chaque fois que je terminais une nouvelle, mais pas dans le bon sens, je restais sur ma faim à chaque fois.

Ainsi, malgré la présentation intéressante des auteurs, je n'ai pas été emballée par ce recueil que je n'ai d'ailleurs pas terminé.

Voici le début de La Mousse sur la pierre :
"Maria Inès fut tout ce que -avec nos dix-sept ans à peine - je pouvais demander ou connaître chez une femme. Les formes délicates de son corps adolescent satisfaisaient mes impératifs esthétiques encore pudiques et, en même temps, éperonnaient mes désirs les plus obscurs. Elle avait une bouche petite et bien formée aux lèvres exquises, les yeux et les cheveux d'un noir intense qui contrastaient avec la blancheur lisse de son visage. J'ajoute que Maria Inès n'a jamais existé."

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